Parce que le verbe peut modifier un être

Chroniques pour une révolution conservatrice 2

Chroniques pour une révolution conservatrice 2

Rodolphe Arfeuil dit raouldebourges

Disponible
Chroniques pour une révolution conservatrice 2

Chroniques pour une révolution conservatrice 2

Raouldebourges, le polémiste zélé de Mauvaise Nouvelle, remet le couvert avec un nouveau volume de chroniques conservatrices. Il en profite à l’occasion pour devenir ce qu’il était, à savoir Rodolphe Arfeuil.

ISBN : 978-2-9556200-4-5
EAN : 9782955620045

Infatigable lecteur, infatigable passeur, il se sait être entré en écriture comme on entre dans une guerre de longue haleine. Sa volonté de thésauriser est intacte. Il continue de construire la bibliothèque de combat de ses enfants, des générations futures. Cette bibliothèque est celle qui échappera au déluge que le progressisme nous impose dans une révolution permanente. Les maux de notre monde sont nombreux : technicisme, libéralisme libertaire, multiculturalisme, eugénisme… Et pourtant, le combat n’est pas perdu puisque nous voyons clair. Ecrire est sa façon de transmettre donc d’espérer.

Rodolphe Arfeuil chronique pour nous des essais historiques, politiques, philosophiques sur notre monde et quelques romans. Les livres qu’il a choisi de lire pour nous s’éclairent les uns les autres pour une meilleure compréhension du monde et des mécanismes pervers de sa chute. On retrouvera dans ce volume 2 des Chroniques pour une révolution conservatrice ses auteurs de prédilection : Onfray, Zemmour, Sévillia, Finfielkraut, mais aussi Polony, Brague, Benoist, Perrin, Houellebecq, Dandrieu, Legoff, Soulié, Boutang, Suarès, Gougenheim, Tillinac, Bruckner, Hartog, Debray, Michéa, Taguieff… Si les forces du progrès sont au pouvoir, il ne fait aucun doute aujourd’hui que c’est dans l’esprit conservateur que la pensée bouillonne. Un monde se prépare.

Rodolphe Arfeuil dit raouldebourges

Fondateur d'un cabinet de recrutement, de conseil RH et de coaching en orientation professionnelle, Alegria Conseil RH, Rodolphe Arfeuil promeut l'authenticité, la vérité et la bienveillance comme clés des rapports humains au travail renouvelant le contrat social dans l'entreprise, ainsi que la valeur cardinale qui fonde également l'éthique de son œuvre littéraire : l'exercice du libre-arbitre -sorte d'ange-gardien-, et son prolongement naturel la liberté d'expression. Rodolphe Arfeuil dit raouldebourges est chroniqueur de Mauvaise Nouvelle, revue en ligne à parution hebdomadaire. Qualifié modestement de polémiste zélé, il fournit chaque semaine depuis 2014 une glose ou une recension sur un ouvrage choisi. Il a publié deux premiers volumes de ses chroniques en 2017 et 2018.

Extrait 1

Au cœur de ces forces conservatrices de rénovation, je veux citer les écrivains, essayistes, philosophes, sociologues, romanciers, historiens, aux subtiles sensibilités et riches nuances, qui érigent ouvrage après ouvrage une « bibliothèque de combat ». Lisant et chroniquant chacun d’eux , je m’applique à comprendre et à restituer une partie de leurs travaux, sans renoncer à une critique constructive et à l’exercice d’un point de vue personnel. Je souhaite témoigner, par mes recensions hebdomadaires publiées sur Mauvaise Nouvelle , de ma profonde admiration de leur refus d’abdiquer. Ils s’obstinent, tels de preux chevaliers, à ne pas trahir ni délaisser, au choix la France, la langue, l’école, l’histoire, la religion catholique, la géographie, les paysages, les frontières, le patrimoine, l’art, les couleurs, senteurs et essences de notre civilisation. Chaque pan d’identité ainsi défendu est conduit à une sorte de sanctuarisation, et ce singulier objet de combat s’agrège aux objets des autres luttes. Les guerriers de l’écriture sont bel et bien des dissidents ou des résistants. Ils constituent une arche, un « camp des saints » à la substance protéiforme. C’est par conséquent un impérieux devoir de mettre en exergue leurs singularités et leurs talents constitutifs d’un large courant conservateur, ainsi que les innombrables expressions ou formes possibles de reconquête qui se dessinent au fil de leurs analyses. Ces anti-héros contribuent d’autre part à élaborer une doctrine conservatrice, un corpus idéologique, dont chaque brique solidifie l’édifice général. La dynamique ainsi enclenchée génère sous nos yeux un souffle de plus en plus fort qui pourrait porter très loin. Il faut rester dans l’espérance.

Extrait 2

Si nous voulons aspirer à d’autres modalités d’existence permettant la sauvegarde de toute l’intégrité humaine, il faudra sortir de l’essentialisme du numérique. Il faudra aussi des forces qui puissent s’opposer à cette folle déferlante. Il faudra revenir à des choses simples, naturelles et accessibles. Il faudra tourner le dos aux sirènes du gigantisme, à l’ivresse des espaces illimités et à l’hubris qui veut nous rendre invulnérables et tout-puissants. Ce phénomène de résistance radicale, l’auteur l’appelle : « gloire de la limite » . Nous disons volontiers : acceptation heureuse de notre finitude. Il faudra encore refuser le libertarisme, restaurer l’individu rendu fou par sa totale émancipation dans sa singularité raisonnable à même de révéler sa richesse, sa créativité, au service du bien commun. Dans l’Antiquité classique, l’édification de limites était le fondement même de la cité. Eric Sadin prône enfin l’élaboration d’un nouvel humanisme contre le fatalisme, les égoïsmes et le cynisme. Il y aurait beaucoup de choses à dire, de longues chroniques à écrire, sur le cynisme de notre époque qui est sa marque de fabrique, ce label de mensonge décerné à tous ceux qui ont cédé à l’une ou l’autre des tentations de l’avoir, du pouvoir et du savoir, ces déesses envoûtantes qui tiennent dans leurs mains le monde virtuel du numérique et son corollaire le monde libéral et marchand. Nous disons « il faudra » et non « il faut » car tout cela semble un vœu pieux aujourd’hui et sera plus sûrement voué aux calendes grecques ou aux gémonies.

Extrait 3

Modérément libéral, ancré dans le réel, suspicieux à l’égard des idéologies abstraites, enclin aux desseins à dimension humaine et donc doté d’une manière d’humilité, lucide sur la nécessité des hiérarchies dans la société renforçant le lien social, soucieux de morale, le conservateur n’est pourtant pas hostile au changement pourvu qu’il s’inscrive dans la continuité. Sa posture peut se mâtiner de la vertu de prudence, de pondération et de maîtrise, et s’appliquer à la vie sociale, aux questions économiques ou aux sujets d’éthique. Jean-Philippe Vincent nomme cela « le conservatisme libéral. » Il lui voit un grand avenir en Europe en tant qu’idée politique neuve.